Musée gallo-romain

Installé depuis 1990 dans un bâtiment contemporain, le Capitole, le musée gallo-romain constitue un lieu de visite remarquable. Il présente en exclusivité les collections issues d'une vaste agglomération gallo-romaine localisée au nord de la commune, à l’emplacement du village médiéval disparu « Oedenbourg », détruit durant la guerre de 30 ans.

Découvrir le musée

Le site antique se déploie sur 200 ha, au nord du territoire rauraque dont la capitale est Augusta Raurica et doit son importance à sa situation stratégique privilégiée, face à l’oppidum gaulois du Mons Brisiacus, à un point de franchissement du Rhin et au carrefour de nombreuses voies de communication.

L’intérêt et le fort potentiel archéologique du site ont suscité un programme de recherches d’envergure qui a bénéficié du concours d’une équipe internationale constituée de l’université de Fribourg en Brisgau et de l’université de Bâle. Ces fouilles ont permis de mieux comprendre l’origine et l’organisation de l’agglomération antique.

Parcourir les collections

Le musée offre un panorama de la civilisation gallo-romaine et de la présence militaire à Oedenburg, au travers de la richesse de ses collections permanentes, provenant de fouilles archéologiques et de découvertes fortuites anciennes. Quatre espaces thématiques, complétés par de nombreux panneaux explicatifs, jalonnent le parcours muséographique, permettant d’aborder les collections sous différents aspects.

  • Coordonnées

  • Accès

    • L’entrée du musée, au rez-de-chaussée du Capitole, se fait rue de l’église
    • Parking gratuit à proximité du musée
    • La visite du musée est accessible aux personnes à mobilité réduite, aux personnes souffrant de déficiences auditives, mentales et psychiques
  • Horaires d'ouverture

    • Mercredi de 14h00 à 17h30
    • Jeudi de 09h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h30
    • Vendredi de 14h à 17h30
    • Samedi et dimanche de 14h00 à 17h00
    • Fermetures : jours fériés (officiels Alsace-Moselle) et du 24 décembre au 1er janvier inclus
  • Tarifs

    Billet d’entrée du musée

    • Plein tarif : 2.50 €
    • Tarif réduit : 1.80 €
    • Groupes à partir de 10 personnes, centres de loisirs
    • Gratuité (sur présentation d’un justificatif) : enfants de moins de 18 ans, scolaires de l’Académie de Strasbourg, détenteurs de cartes ICOM ou ICOMOS, accompagnateurs de groupes, enseignant titulaire du Pass Education, personnes en situation de handicap (+ 1 accompagnateur), 1er dimanche du mois tout public
    • Visite guidée : 18 € (pour les groupes uniquement, sur réservation préalable)
    • Atelier / jeu : 18 € (gratuité pour les établissements scolaires de l’académie de Strasbourg)
  • Accueil des publics

    Visite libre

    Parcourez librement le musée. Durée moyenne d’une visite : 1h.

    Visites guidées / groupe

    L’accueil des groupes est possible en dehors des heures d’ouverture du musée.

    • Sur réservation uniquement
    • 10 personnes minimum / 25 personnes maximum
    • Renseignements et réservation : 03 89 72 01 58

    Scolaires et centres de loisirs

    De l’école primaire au lycée, nous proposons différents ateliers pour attiser l’envie de la découverte, stimuler le partage des savoirs et des cultures. Découvrez le musée sous une approche originale, avec plusieurs thématiques, des ateliers et des jeux. Le programme d’animation complet est disponible sur demande. Les visites proposées sont associées à des ateliers d’activités pratiques. Il faut prévoir une heure pour la visite, suivie d’une heure d’atelier.

    • 25 enfants maximum à partir de 7 ans
    • Renseignements et réservation : 03 89 72 29 23
  • Aux origines d’Oedenburg, l’armée

    Intérieur du musée gallo-romain à Biesheim

    Dès la 1ère décennie de notre ère, un complexe religieux est édifié au sommet d’une paléo-île graveleuse du Rhin, bordée de paléo-chenaux. Cette zone sacrée, délimitée par un enclos, concentre des sanctuaires de type indigène.

    Deux camps légionnaires, installés sur les bords inondables du Rhin, se succèdent au Ier s. ap. J.-C. Le choix de cet emplacement est motivé par la présence d’un chenal navigable donnant accès direct au lit principal du Rhin. La présence de l’armée, moteur du développement économique des provinces de l’Empire, sert de base à la romanisation de la région et notamment des territoires sur la rive droite du Rhin. La conquête des Champs Décumates signe l’abandon définitif du camp en 75 ap. J.-C.

    Parallèlement à l’implantation du 1er camp, un habitat civil se déploie sur des terrains échappant aux inondations, au carrefour des 2 voies principales. Cette agglomération va s’établir durablement et se développer de manière autonome après l’abandon du 2e camp.

    L’occupation de l’Antiquité tardive (IVe-Ve s. ap. J.-C.) est marquée par un relais routier pour accueillir les voyageurs (praetorium) et un palais impérial fortifié établi sur une butte, témoigne du dispositif de défense de la frontière rhénane menacée par les incursions des populations germaniques.

  • Parcourir les collections

    Garnitures de ceinturons militaires du IVe s. ap. J.-C.

    La fonction militaire constitue un aspect primordial, la présence de l’armée étant à l’origine de l’implantation du site. La fouille des camps légionnaires a livré une multitude d’éléments appartenant à l’équipement des fantassins : éléments de cuirasse, de casque, de ceinturon, d’armes telles que pilum, poignard, glaive, plumbata etc. En outre, la présence militaire est matérialisée par de nombreuses tuiles légionnaires estampillées, imprimées de la marque et du nom de la légion productrice.

  • Les rites funéraires

    Dépôt funéraire d’une sépulture féminine du VIe s. ap. J.-C.

    La nécropole, partiellement fouillée en 1983/1987 par l’Association d’Histoire et d’Archéologie de Biesheim, rend compte des pratiques funéraires en usage dans la région au cours des 5 premiers siècles de notre ère. Les rites funéraires sont évoqués par la reconstitution d’une inhumation en cercueil, des urnes à incinération, des offrandes funéraires, ainsi que par un remarquable sarcophage en grès, intact, orné d’une riche décoration géométrique gravée, imitant une draperie.

  • La religion

    Figurine du dieu Mercure

    Indissociable de la présence de l’armée, les pratiques religieuses sont matérialisées par une série de statuettes en bronze à l’effigie de divinités du panthéon gréco-romain : Mars, Mercure, Bacchus, Hercule… Une des caractéristiques du site d’Oedenbourg, est l’introduction précoce des religions orientales ramenées par les légionnaires et les marchands revenus d’Orient. Cette évolution spirituelle est révélée par une statuette d’Isis trouvée en contexte militaire, ainsi que par la présence sur le site d’un sanctuaire dédié au dieu Mithra.

  • La vie quotidienne

    Vaisselle en céramique des camps militaires / Figurine de chouette / Cruche en bronze

    La diversité des objets domestiques et artisanaux découverts à l’occasion des fouilles archéologiques, permet d’appréhender le quotidien de la population indigène, au travers notamment de la parure, des soins du corps, des ustensiles de médecine, des jeux, de la vaisselle, des pratiques artisanales, etc.

  • Les œuvres incontournables

    Figurine de la déesse Isis-Fortuna

    L’intaille figurant l’empereur Commode

    Ce bijou, exceptionnel par ses dimensions et la qualité de sa gravure, constitue la pièce maîtresse des collections du musée. La scène finement gravée représente l’empereur Commode chevauchant un cheval cabré et foulant au pied un prince germain qu’il terrasse de sa lance. Datée du IIe s. après J.-C., la pierre est montée à l’époque mérovingienne en épingle vestimentaire, sertie d’une plaque en or et agrémentée de trois cabochons en pâte de verre.

    Le lingot d’argent

    Parmi les pièces majeures du musée, on compte un lingot d’argent rarissime. En forme de double hache, il porte deux poinçons qui confirment son caractère officiel. Cet objet a été fabriqué à Naissus (Niš en Serbie), centre de production d’objets en argent. L’une des marques certifie le poids de l’objet, l’autre garantit la pureté et l’origine du métal. Il correspond à une récompense exceptionnelle accordée par l’empereur à un corps de troupe ou à un vétéran, en guise de commémoration d’un fait militaire ou d’une victoire.

    La statuette d’Isis-Fortuna

    Témoin de l’introduction des religions orientales dans la plaine du Rhin supérieur, cette statuette d’Isis en argent doré posée sur un socle en bronze, provient du camp militaire. Elle est reconnaissable à sa coiffe composée de cornes de vache enserrant un disque solaire, et aux attributs de la déesse : corne d’abondance et rame de gouvernail.

    Le dépôt votif

    Cette fosse à offrandes du IIe s. après J-C., est issue de la zone sacrée des temples. Elle contenait plus de 90 vases miniatures associés à des offrandes alimentaires coûteuses. L’ensemble déposé sur un bûcher recouvert de peaux de chèvres, s’est effondré dans une fosse lors de sa combustion.

Port de plaisance

Télévision locale

Médiathèque

Camping l’île du Rhin

Activités de plein-air

Pistes cyclables

Agenda

Musée de l’instrumentation optique

Promenades en barques