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Dimanche 20 Avril 2014
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Historique

Si le ban de Biesheim connaît une occupation humaine dès l’âge du fer (900 à 800 avant J.-C.), c’est à partir de la fin du Ier siècle avant J.-C. et jusqu’au IVe siècle après J.-C. qu’une occupation gallo-romaine très importante est attestée sur le secteur.
En effet, des fouilles extensives ont mis au jour les vestiges d’un site majeur implanté entre Biesheim et Kunheim. La fonction militaire y est très marquée au Ier siècle avant J.-C., puis à nouveau au IVe siècle après J.-C. Entretemps, essentiellement aux Ier et IIe siècle de notre ère, l’agglomération s’est largement développée autour des fonctions économiques, commerciales et artisanales.

Au cours du VIe siècle, une population christianisée s’installe autour d’une chapelle construite sur le site romain détruit entre autre par les Alamans. Ce hameau prend le nom d’« Oedenburgheim », qui signifie : bourg construit sur un lieu déserté. Toutefois, les fouilles entreprises en 1985, ont permis de dégager une trentaine de tombes datées du IVe au VIIe siècle. Le site d’Oedenburg n’aurait donc jamais été abandonné entièrement, contrairement à ce qu’indique son nom.

Le nom du village, dont l’orthographe a changé à plusieurs reprises au cours de siècles, est cité vers l’an 900 dans une chronique d’Ebersmunster, alors Bezenesheim. Le nom se décompose en un radical : HEIM (d’origine franque) qui signifie domicile, et un déterminatif : BIES correspondant sans doute au nom d’une personne, peut-être le fondateur du village ou un riche propriétaire.
Ce n’est qu’à partir du XVIIIe siècle que le nom est cité dans sa forme actuelle dans tous les actes officiels.

Biesheim dépend de l’évêché de Bâle de 900 à 1801. Dès 1283, le village est fortifié et pour y prouver sa puissance, l’évêque de Bâle, grand seigneur ecclésiastique et Prince d’Empire y fait construire un « château » sur un vaste domaine.

Vers 1600, le village d’Oedenburg est proche de la ruine et très peu d’habitants y vivent encore.

Durant la Guerre de Trente Ans, Biesheim et Oedenburg connaissent quasiment le même sort. Détruits partiellement en 1632 par les Suédois, les deux villages sont rasés en 1638 lorsque les troupes du Général bavarois De Mercy vinrent assiéger Vieux-Brisach pour le compte du roi de France.
C’est seulement à ce moment-là que Biesheim hérita du territoire d’Oedenburg.

A la fin de la Guerre de Trente Ans, des colons étrangers venus d’Allemagne, de Suisse, du Tyrol et de France s’installent dans les ruines de Biesheim. Le village se reconstruit et les habitants, qui avaient fuit en 1638, reviennent. C’est alors que surviennent des difficultés entre les habitants et les colons.
Louis XIV donne l’ordre aux habitants de Biesheim de déposer leurs maisons et leur église consacrée à St-Jean-Baptiste et de les reconstruire sur l’île Reinach (en face de Biesheim), selon un plan établi.
En 1679, les sinistrés de Biesheim et 35 familles juives s’établissent dans la ville neuve, également appelée Ville de Paille. Une enceinte fortifiée protège la ville des attaques et des inondations. L’église St-Jean-Baptiste, orientée est/ouest est consacrée à St-Louis, en l’honneur du roi Louis XIV. Par ailleurs, de beaux bâtiments s’élèvent autour de la place centrale.

Cependant, dès 1699, la ville neuve est démantelée. Biesheim est alors en pleine reconstruction et de nombreuses familles, dont des familles israélites, reviennent s’y installer. La prospérité revient rapidement grâce à l’exemption d’impôts et à la distribution des terres en friche, même aux immigrants.
De 1700 à 1756, Biesheim reste politiquement rattaché à la France, mais administrativement à Breisach. Pour la première fois, le Rhin devient une frontière politique.

En 1756, le comte Waldner de Freundstein acquiert Biesheim. Il y fait construire un beau manoir pour le Régisseur de ses biens, les habitants nommeront ce bâtiment « le château ». Le comte ne séjourne que très rarement à Biesheim, à l’occasion de parties de chasse ou de pêche au saumon. D’ailleurs dès 1764, il établit un bail de pêche sur le Rhin d’une durée de neuf ans avec les pêcheurs de Biesheim.
En effet, la pêche dans le Rhin et le Giessen est l’activité principale des villageois jusqu’à la fin du 19e siècle. Dès 1687, certains habitants de la localité exercent le métier de naute (batelier). Cette activité est, aujourd’hui encore, attestée par les lieux-dits Salmengrund et Salmengrien désignant des endroits où l’on allait pêcher le saumon, ainsi que par le blason qui représente un saumon d’argent courbé vers la gauche sur un fond bleu.
La rue actuelle « des Pêcheurs » témoigne également de la présence de pêcheurs à Biesheim, qui vivaient non seulement de la pêche au saumon mais aussi de la pêche au sandre, au brochet, de la perche et de la blanchaille. Jusqu’au début des années 1930, toutes les espèces de poissons d’eau douce frayent dans le Giessen.

La commune souffre peu des affres de la guerre de 1914-1918, même si elle déplore 39 victimes.
En revanche lors de la seconde guerre mondiale, elle subit des bombardements violents le 15 juin 1940 et lors de la réduction de la poche de Colmar. Biesheim fut déclarée sinistrée à 80 % à la fin de la guerre, le liseré rouge entourant le blason l’atteste.
En attendant la reconstruction du village, des baraques américaines ont été montées le long de la route de Neuf-Brisach et souvent même dans la cour ou le jardin des sinistrés.

La reconstruction achevée, Biesheim entre au cours des années 1960 dans une phase d’expansion, qui transforme en profondeur son image et dessine ses contours actuels.

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